Mon équipement sportif pour le Rallye Roses des Sables

J’avais entendu parler du Rallye Roses des Sables, j’ai très vite adhéré à l’esprit de ce rallye : sportif, solidaire et surtout féminin. L’objectif est de rallier des étapes à l’aide d’une boussole et de venir en aide aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que Crevette et Bulldozer. J’ai découvert cette initiative via leur sponsor de l’époque a-prix-coutant.fr qui est un revendeur des baskets de la marque Nike. On y retrouve notamment des Nike Presto à petit prix.

Recherchant toujours à avancer, je me lance dans une nouvelle aventure. Cela fait plus de 4 ans je souhaite participer à Rallye Raid en 4X4. Non pas que je sois une conductrice émérite ou un pro de l’orientation, mais la vie de maman, de femme, d’épouse, de collaboratrice, ne me suffisait plus. Oui, j’en demande constamment plus.

C’est une aventure qui se fait à deux : un pilote et un co-pilote. J’ai très vite rencontré un problème : mes potes me prenaient un peu pour une folle dingue quand je leur parlais de ce projet. Je l’ai mis de côté, mais il restait dans un coin de ma tête. Récemment, j’ai rencontré une fifolle, qui était plus qu’enthousiaste quand j’ai lui ai parlé de mon idée.

Lors de notre première rencontre, autour d’un mojito, tu te doutes bien, nous avons discuté de nos envies à relever un tel challenge. Pour la première fois de ma vie, j’ai étalé mes défauts devant une personne que je connaissais à peine, il était important autant pour elle que pour moi de pouvoir apprécier nos tempéraments respectifs pour se lancer dans cette aventure.

La conclusion s’est faite très rapidement, c’était OK. Commençait alors la recherche d’informations sur le prochain Rallye Roses des sables, qui se déroule au Maroc. Sauf, que je me suis aperçue que Desertour, organisateur du Rallye, venait de développer un nouveau rallye en Argentine : Le trophée roses des Andes, la première édition venait de se dérouler et nous bavions devant les vidéos… C’était décidé nous allions nous inscrire au Rallye Roses des Andes 2015.

Deux fifolles partant à l’aventure, deux nanas réellement tarées qui veulent sortir des sentiers battus, se surpasser, se défier et profiter de la vie tout en ayant un objectif solidaire, cela réunit tous les éléments de certains points de ma « To do list » de vie.

Alors, voilà, on commence… On se lance, on a un blog encore en construction, pour parler de nos aventures et présenter notre projet, une page Facebook, que même si tu es gentil ou gentille tu peux aller la liker ;-).

Je ne sais pas si nous allons réussir à récolter les fonds, je ne sais pas si je vais réussir à me diriger avec une boussole, je ne sais pas si physiquement je vais assurer, c’est l’inconnue pour moi sur plusieurs sujets. La seule chose que je sais c’est que l’envie, la volonté débordent de toutes mes entrailles, alors je fonce. Je me ferais un plaisir de te tenir au courant de nos succès et de nos déboires, car il y en aura, alors n’hésite pas à suivre notre histoire de folie.

Si tu cliques sur les liens, tu pourras même voir ma petite tête, je ne n’aurais plus de secrets pour toi maintenant, un réel « blog » ouvert, en toute transparence. Je dois avouer que ce n’est pas une démarche facile pour moi de m’afficher ainsi, mais c’est pour la bonne cause et surtout maintenant à 36 ans il va peut être falloir assumer ce que je suis…

Nous avons commencé à rechercher des sponsors, des rendez-vous se profilent, nous ne manquons pas d’idée pour rendre cette aventure possible, et nous souhaitons la partager. Alors, tu as des petits papillons dans le cœur, vient nous soutenir, avec un petit j’aime sur la page Facebook, un encouragement, un avis, une idée nous prenons tout, car nous partageons tout !!!

Bon, j’espère que tu suivras cette aventure et moi je vais me préparer, car interviews presse pour présenter l’aventure des licornes en gants de boxe !

ENJOY !!!

J’avais oubliée cette femme …

Je suis tombée dernièrement sur ce morceau de Meredith Brooks. Vieux morceaux de nana, avec des paroles et de la musique de nana.

Je suis tombée dernièrement sur ce morceau de Meredith Brooks. Vieux morceaux de nana, avec des paroles et de la musique de nana.
« I’m a bitch, I’m a lover
I’m a child, I’m a mother
I’m a sinner, I’m a saint
I do not feel ashamed »

Je me revois en train de danser et chanter à tue-tête en lisant les paroles des fiches du star music. J’étais jeune et insouciante, je voulais être toutes ces femmes, l’assumer. Être libre et indépendante.
Aujourd’hui, j’ai deux enfants, je ne travaille pas « officiellement ». Je suis dans la case des mères au foyer au mieux, je suis dans celle de conjoint collaborateur. Je ne pensais pas que je serais là ou je suis aujourd’hui.

Je me rends compte que finalement, la femme indépendante que je rêvais d’être est quelque part, mais elle a été surpasser, plus vite que l’éclair par la femme maman, la femme épouse, la femme amante et toutes celles qui me définissent à l’heure actuelle. Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas une femme indépendante comme je me l’étais toujours imaginé…
Je suis heureuse dans ma vie, je ne regrette aucun de mes choix, je vis, je profite, j’aime, je croque, je m’éclate. Mais la femme indépendante que me définit également, est là. Simplement, elle est trop souvent réduite à être en mode-espion dormant. Heureusement pour moi, elle montre le bout de son nez de temps en temps pour m’éviter d’étouffer, de me sentir oppressée. Elle me rappelle à l’ordre, ne serait-ce que pour m’éviter de tomber dans la routine. Dernièrement, elle est venue frapper à ma porte, sans que je m’y attende, et cela m’a fait bien un fou.
Aujourd’hui, le petit hic (oui, il y a toujours un petit hic !), c’est qu’elle a décidé de prendre ses aises, la femme indépendante, et de squatter le canapé. Elle s’est installée, sans aucune discrétion, avec ses gros sabots et mes repères ont explosé façon puzzle. Et va faire cohabiter la femme maman, la femme épouse et la femme indépendante en même temps…

Et je dois dire qu’en ce moment cela se complique surtout quand Louise, Germaine et Astrid ont décidé de l’aider à rester. Je ne cesse d’entendre la même rengaine :
Louise : « Mais ton mari ne te rémunère pas ? »
Germaine : « mais tu as pensé à ta retraite ? »
Astrid : « Mais attends, là tu es heureuse et amoureuse, mais s’il décide de partir, tu fais quoi ? »
Alors, elles ont raison, les filles, de soulever ces problèmes, je ne peux pas leur en vouloir, mais fais chier parce que, ces questions additionner à la femme indépendante qui refait surface : c’est Hiroshima dans ma tête. Les décisions prisent, sont remises en question et, le train dans lequel, j’avais choisi de monter est en train de dérailler.
Pour avoir déjà réfléchi à ces différentes questions, j’ai des réponses toutes faites auxquelles je crois :
À Louise, je réponds : « S’il me rémunérait, nous serions obligés de donner de l’argent à l’état, je préfère utiliser cet argent pour nos loisirs, c’est un choix ! »
À Germaine, je dis : « Je ne pense que se sont les cotisations à la retraite, qui vont demain financer ma retraite… »
Et à Astrid, je rétorque : « s’il y a un bien un point, où j’ai confiance en moi, c’est ma capacité à rebondir… »
Même, si j’ai des réponses, mon train déraille et je remets tout en question…
C’est l’inconvénient avec la femme indépendante, quand elle débarque par surprise et qu’elle décide de planter sa tente, elle me déstabilise. Elle me bouleverse, elle me fait peur, mais même si quelque part je la crains, je ferais tout ce qui est possible pour la garder près de moi. Je ne peux pas être aussi irrespectueuse vis-à-vis d’elle, elle m’a tellement apporté, elle m’a aidé à me construire, elle fait partie intégrante de ce que je suis. Elle est primordiale, je l’avais oubliée… Trop longtemps…

Faites — moi souffrir

Je viens d’être frappée d’un parfum dont l’effet dure encore, à cette heure il glace mon cœur.

Hélas, je n’ai pas la prose de Matthieu Chedid, mais ces paroles de « Ça sonne faux », résume parfaitement un ressenti actuel.

Il est toujours intéressant dans la vie de s’entendre dire ce que l’on appelle « ces quatre vérités », les défauts que l’on a, cela permet de se remettre en question et d’avancer. La digestion est toujours difficile, mais je reste persuadée qu’il faut tirer du positif de toutes situations et surtout ne jamais hésiter à se remettre en question.

Après il y a les gens qui ont l’intelligence de trouver la forme pour le dire, le message passe toujours mieux.  Et puis il y a les autres, les haineux, les méchants, les frustrés qui ne sont pas capables d’exprimer leurs pensées sans être froids, hautains, condescendants. Bien souvent cela les soulage d’une rancune accumulée depuis longtemps. Bien entendu, la rancune amène bien souvent au syndrome commun de toutes personnes qui ne communiquent pas : se monter la tête. Ce qui est sûr c’est qu’un défaut devient très vite un véritable crime et leur souhait n’est plus alors, que de condamner.

J’ai été condamnée, pour ce que je suis.

La condamnation glace le cœur, le fait pleurer, l’écrase. N’étant pas en reste pour me remettre en question et prendre du recul, ma réaction a été de me dire, mais « je suis une personne affreuse, horrible ». Oui, la condamnation peut te déstabiliser à ce point. Mais finalement même si je suis maladroite, parfois agressive, parfois frontale, je n’en suis pas pour autant une mauvaise personne, non, j’ai aussi des qualités et j’en ai un bon stock, sans prétention aucune.

J’ai été condamnée par une personne proche, très proche, qui me connait depuis longtemps. Qui a pris la décision de ne voir que mes défauts, de se focaliser dessus, et de finir par penser que seuls mes défauts pouvaient me caractériser. « Est-ce qu’il faut les qualités, jamais les défauts ? ».

Avec du recul, ce n’est pas bien méchant, surtout quand on sait que c’est uniquement dans des situations bien précises… Mais elle a fait ce choix. Alors, elle a hurlé ses foudres, sa rancune. Une rancune qui n’a eu que pour résultat de la rendre malheureuse et de vouloir le partager.

Si cela ne s’arrêtait que là, la situation pourrait rester banale, mais elle a préféré lancer son missile et partir, empêchant toute discussion. Je crache et je pars et c’est comme ça. Comme si le flot de bêtises qu’elle venait de déverser était une fin en soi, sa fin de toute évidence.

Il parait que les gens qui réagissent ainsi le font simplement parce qu’ils sont à court d’arguments, que c’est par manque de courage, de réflexion, d’ouverture d’esprit. Si tu ne penses pas comme moi, je préfère ne pas continuer l’échange… La prise de recul et la remise en question leurs sont inconnues. Ils condamnent et c’est terminer.

Je ne suis pas rancunière. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis pour éviter que des situations prennent des proportions trop importantes. Quand je suis fasse à des personnes qui ont quelque chose à me dire et qui se taisent préférant faire comme si de rien n’était, je suis toujours très frustrée. Et c’est là qu’un de mes défauts apparait à vitesse grande V. Je provoque avec des piques parfois acerbes, parfois stupides, je cherche à avoir une réaction à crever l’abcès. Nous sommes bien d’accord que ce n’est pas la forme la plus subtile, mais je mets les pieds dans le plat.

J’ai toujours considéré la rancune comme une gangrène, ça commence lentement et cela finit toujours par t’envahir entièrement. Le pire c’est que c’est contagieux, car quand je fais la liste de ses défauts, de ces actes qui m’ont déplu, mais dont je ne lui tenais pas rigueur, c’est long très long… Heureusement je ne suis pas rancunière, mais quand tu me blesses ainsi, tu casses quelque chose et la seule chose qui puisse réparer c’est qu’elle apprenne d’elle même… Mais elle a refusé de les entendre les siennes de  » 4 vérités ». Est ce utile de les préciser ? Son comportement en disant déjà long.

Mais finalement je te dis MERCI à toi, de m’avoir fait avancer.

J’ai commencé avec des paroles de — M — je temine avec,

FAITES-MOI SOUFFRIR ! Ça m’inspire !

Les systèmes D pour continuer à faire des galipettes malgré des emplois du temps surchargés

Je t’en avais parler que j’allais faire uns petite bafouille , souviens toi. Oui cela fait déjà plus d’un mois, mais justement j’ai mes priorités … Et puis il y a aussi Les Licornes en gants de boxe … Alors, tu penses ne pas avoir le temps pour  t’envoyer en l’air, pour des galipettes, pour sexer, pour faire l’amour, pour baiser aussi … Rassures toi j’ai des tuyaux pour toi :  

Apprendre à savourer les « Quickie » ou les petits coups rapides

Une bonne partie de jambes en l’air rapide et efficace, qui va droit au but, sans préliminaires. Cela a l’avantage de pouvoir sexer très rapidement et parfois, c’est bien pratique. Sous la douche le matin, à la pause déjeuner le midi. Tu peux même essayer devant les pubs de ton film à la télé. Bref, le plus important étant juste d’intégrer que continuer, à faire des galipettes, à faire l’amour, il n’y a rien de plus simple, suffit de se donner le temps et surtout de prioriser ses activités…

Ne jamais oublier que le sexe est une activité naturellement efficace pour diminuer le stress   Une semaine chargée, des audits, des réunions, trop de travail. On rentre chez soi vanné, une seule envie : dormir. Mais avec tout ce stress, malgré la fatigue, les insomnies nous guettent. Rien de plus radical que de réveiller son conjoint en pleine nuit pour un câlin chaud et sensuel. Après une partie de jambes de l’air, on dort beaucoup mieux, et adieu les insomnies. Eh oui, la nuit est un moment que l’on oublie trop souvent et je dois avouer que de se faire réveiller ainsi est toujours agréable, tout comme réveiller son partenaire avec des câlins.

Un emploi du temps surchargé ? Un seul mot d’ordre : l’organisation   Rien ne vous empêche de prévoir un petit week-end en amoureux : vacances, j’oublie tout. Alors oui, je le concède, on perd en spontanéité. Mais rien de plus important dans un couple que de se retrouver juste à deux de temps en temps, loin de la routine quotidienne. Rien de plus grisant que d’être à 10 kms de chez soi et d’avoir ce sentiment d’être en vacances avec les parties coquines qui vont avec. Les week-ends, on est obligés de les planifier… Il est inutile d’écrire sur sa to do list « faire l’amour avec Marcel le 31 juillet à 20h30 », il ne faut rien exagérer.

Ne jamais oublier d’être créatif quand tu veux faire l’amour !

Il est nécessaire de faire preuve d’un minimum de créativité pour pouvoir se dégager du temps pour des moments à deux. Un simple repas en semaine peut se transformer en rendez-vous romantique avec plus si affinité. Il suffit de mettre quelques bougies, une ambiance tamisée, une tenue adéquate et un simple repas de fin de journée peut se transformer en moment torride. La créativité peut aussi être dans les lieux choisis. Rien de plus excitant que de sortir de son lit, de profiter de la voiture, de la nature ou des lieux publics pour les plus exhibitionnistes

Bannir la télé   Il n’y a rien de plus tue-l’amour que la télé, dans le salon, voire dans la chambre, c’est le meilleur moyen pour réduire à néant sa vie sexuelle. Alors plutôt que de se mettre à larver dans le canapé devant un téléfilm, on éteint celle-ci et on s’occupe à deux. Beaucoup plus intéressant. À la rigueur, la télé peut être allumée, mais juste pour susciter l’envie de faire pareil en regardant un film sensuel et excitant ou tout simplement un film pornographique pour les aficionados.

Finalement, je te donne quelques astuces, des petites bases, mais comme dit l’adage : « quand on veut on peut » et je suis bien d’accord. Il faut surtout arrêter de se donner des excuses : « je suis fatigué(e) », le classique « j’ai une migraine… » et le pire « non pas maintenant »…

En effet, on oublie trop que faire l’amour est bon pour la santé, pour le psychisme et, que cela contribue à notre équilibre alors plutôt que de réfléchir à consacrer du temps pour faire l’amour, réfléchissez à la façon dont vous aller faire l’amour, je suis presque certaine que le temps pour faire l’amour deviendra vite un détail…

ENJOY !

Névrosée, vous avez dit névrosée ????

Dernièrement, moi et mes questions avons eu une remarque d’un pote comme quoi j’étais limite névrosée.

J’ai passé un coup de fil à Monsieur Google pour avoir plus d’information à ce sujet et, grâce, à super Wiki j’ai eu des infos.

Le Névrosé :  Le sujet reste conscient de sa souffrance psychique et vit dans la réalité.

Donc voilà, j’étais officiellement névrosée. J’ai bien conscience que nous sommes plusieurs dans ma tête à se battre, débattre, dans de longues réflexions, mais je reste encrée dans la réalité. Oui, j’ai bien conscience, qu’il n’ya pas non plus douze mille nains avec un chapeau rouge dans ma tête qui hurlent des ordres. Non, je suis bien maitre de mes décisions.

La névrose s’installe un peu partout. J’ai parfois l’impression qu’elle est cette limite, entre le raisonnable affirmé et la folie avérée. Pour exemple, malgré le nombre incroyable de femmes dans ma tête, ce n’est pas pour autant que j’ai un trouble de personnalité multiple ou encore j’ai une tendance à la paranoïa, mais ce n’est pas pour autant que je pense systématiquement qu’un complot est en train de se monter contre moi, contre le monde. Pour résumé je suis folle, mais à moindre mesure, je contrôle ma folie ou pas…

Si on part du postulat, que je suis névrosée, ce n’est pas grave en soi, mais si on ajoute en plus le fait que je suis maman, cela complique beaucoup de choses.

Dernièrement, je savais que ce que je faisais n’était pas forcement la meilleure des choses, mais je ne pouvais pas y résister. Je pense que j’en avais tout simplement besoin, une bouffée d’oxygène, oublier les responsabilités, cela fait parfois un bien fou. Le lâcher-prise. Alors ce n’est rien d’extraordinaire, mais je suis partie avec moitié et des potes au parc Astérix. Tu sais bien moi et les parcs d’attractions c’est une histoire d’amour. Décisions prise à J-2, organisation pour les enfants, et, hop on est parti.

J’ai donc menti à mes enfants, leur expliquant que je me rendais sur Paris pour le travail. On a profité, on a rigolé, on a lâché prise et c’est bon à vivre. Et puis, la vie est trop courte pour ne pas en profiter. La maman culpabilisée (une des femmes dans ma tête), que je suis s’est rassurée, nous partions une semaine en vacances tous les 4.

Nous sommes donc partis en vacances au soleil. Vacances parfaites avec un programme très chargé : farniente, piscine, bronzage et mojito, oui toujours les mojitos ! Les enfants ont été adorables, même si vers la fin des vacances on sentait un relâchement des parents et donc aussi des enfants, tout c’est très bien passé.

Mais, eh oui, il y a toujours un mais, sinon ce n’est pas drôle. Depuis la rentrée des classes, nous, c’était cette semaine, c’est juste la catastrophe. De coup comme, je une femme névrosée, les question s’emmêlent, s’affrontent, se distordent dans ma tête. Ajouté à cela la culpabilité maladive de la maman qui ne peut s’empêcher de croire que si elle prend du bon temps sans ses enfants, ils vont lui faire payer.

On pense tous en tant que parent, que c’est nous qui punissons nos enfants quand ils déconnent, mais non pas du tout, non c’est eux qui nous punissent de notre manque de disponibilité pour attirer notre attention comme un cri de désespoir, hurlant NOUS SOMMES LA, en même temps, je ne vois pas comment on pourrait faire pour les louper !

J’ai donc pu constater que mes enfants avaient plus d’un tour dans leurs sacs pour attirer mon attention. Crevette qui est une fille, une vraie coquette, qui kiffe les Barbie, qui use de charme avec son papa qu’elle a surnommé papounet depuis les vacances. Elle utilise des armes très féminines.

Elle pleure à partir du moment où on lui explique qu’elle vient de faire une bêtise ou simplement parce qu’on lui a dit NON. En plus de se mettre à pleurer, certainement pour faire fondre le cœur de la personne qui lui parle, elle parle oui elle parle en pleurant ce qui donne un charabia digne d’un enfant d’un et demi, elle va en avoir 6 cet été. Je dois avouer que ce comportement m’insupporte au plus haut point. Je lui explique, je lui dis que je ne comprends pas ce qu’elle dit, mais rien n’y fait ! Cela pourrait s’arrêter là, mais, elle a aussi le chic pour faire les bêtises et utiliser son frère en bouclier, style : », mais ce n’est pas moi c’est lui ». Classique.

Bulldozer, son frère, n’est pas en reste, je te rassure. Non, il n’est pas manipulé par sa grande sœur. Lui, il n’a besoin de personne pour faire des bêtises ou pour attirer l’attention (je me demande si ce n’est pas tout simplement la même chose).

Hier soir, alors que je réglais un problème administratif à la maison, il a décidé que dessiner sur le carrelage était une bonne idée. Il a pris un feutre de couleur bleue, très jolie couleur soit dit en passant, et a fait d’énormes nuages tout autour de la table de la salle à manger.

OK, no stress, on prend une éponge et tu nettoies mon petit cœur, il ne faut pas déconner… Bien entendu je ne rapporte que la plus grosse bêtise. Je passe le fait qu’il n’obéisse pas et qu’il est constamment dans la provocation.

Après cet épisode de street art, dans la salle à manger, tout se passe bien le repas et le coucher, nickel. Enfin tout est relatif, disons que nous arrivons à maitriser tant bien que mal les fauves.

J’étais ravie de constater que pour une fois, les deux restaient dans leur chambre et avaient bel et bien décidé de s’endormir. Quelle erreur ! Erreur, de débutant, tout parent normalement constitué à un signal d’alerte conséquent quand, il n’ya pas un bruit dans la maison. C’est qu’il se passe quelque chose. Bon à notre décharge ils devaient être couchés.

J’entends Crevette, nous informer que Bulldozer est sorti de sa chambre, une vraie balance ma fille ! Je monte pour que la situation soit rapidement gérée. En montant les escaliers, je sens une odeur étrange… Je ne comprends pas trop, les enfants, « comme de par hasard » ont été dans leur lit à la vitesse de la lumière en m’entendant dans les escaliers… Je vois des traces noires sur le sol de la salle de bain, je m’approche et là je comprends. J’ouvre mon tiroir, le plus haut de la commode, où je range mes vernis à ongles et là catastrophe, il y en a partout… ils sont tous ouverts, le vernis dégouline de partout… OK, self contrôle. J’appelle les enfants à venir manu militari dans la salle de bain. Tiens comme c’est étrange, ils ont tous les deux les mains dans le dos avec la tête des petits malfrats pris en flagrant délit. J’exige de voir lesdites mains et là je constate le délit.

Ils ont trouvé super marrant de se faire une manucure à 20 h au lieu de se coucher. OK, le nettoyage commence et les reproches aussi. Environ une heure après, une fois, les ongles, enfin les doigts nettoyés, le sol nettoyé, le lavabo nettoyé, je redescends pour me poser.

Je me dis qu’ils ont fait fort quand même et qu’ils me font payer mon escapade d’adolescente au parc Astérix. Mais, non, absolument pas, je culpabilise, c’est tout. Bref, je suis un peu dépitée en allant me coucher et je me dis qu’il va falloir être encore plus vigilant. Moitié, me rassure, on prend des décisions on avance… Mais je crois que cette soirée entre le dessin sur le carrelage et la séance de manucure est dans le top 5 des conneries de mes enfants.

Alors voilà, quand on est une femme névrosée et une maman névrosée on fait comme pour prendre du recul et tirer des leçons de cet épisode ? Je te le demande ! Oui parce que finalement on se pose 12.000 questions, on se remet en question façon tragédie grecque « mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? » ou on perd un peu le contrôle et une fessée surgit de nulle part pour les deux malfaiteurs. On cherche des solutions, on se questionne, on rumine, notre cerveau devient aussi productif qu’une centrale nucléaire, on ne s’arrete plus.

J’ai toujours pensé que si j’étais épanouie cela ne pouvait être que positif pour mes enfants, mais cela implique aussi du temps à leur consacrer et même. Si je m’efforce de le faire, je ne peux pas aller les chercher à 16 h 30 à la sortie de l’école, encore moins aller les chercher à midi pour qu’ils mangent à la maison.

Leur apporter, l’amour, un confort de vie et de l’attention ne sont pas suffisants. Il est vrai, l’adage, « tu leur donnes ça et après ils veulent, encore plus…. »

Bon, essayons de relativiser, ce n’est qu’une bêtise après tout, nous parlons bien d’enfants. Et franchement s’il ne faisait pas de bêtises mes enfants, cela me ferait carrément plus flipper. Je n’aimerais pas des enfants sages comme image, cela me ferait penser qu’ils n’ont pas de personnalité, pas de vie, pas d’âme, qu’ils sont ennuyeux, qu’ils ne sont que des moutons.

Je ne vais pas jusqu’à les motiver à faire des bêtises, mais ils ne sont pas mis, en danger. Ils sont toujours vivants et j’espère au moins qu’ils se sont bien marrés à le faire !

Et puis, il faut être honnête, ont a les enfants qu’on mérite comme disait ma grand-mère !

Mais finalement mon poto d’amour qui souligne que je suis névrosée, on voit bien qu’il ne sait pas ce que c’est que d’être parent ! Je crois qu’être névrosé est le minimum finalement quand on devient parent…

ENJOY !

Note pour plus tard : vérifier AUSSI les pieds, car en plus de la manucure, il y a une pédicure, mais je m’en suis aperçu ce matin, alors que nous étions à la bourre pour le centre de loisirs.

Eh oui, toujours la même chose, sans cela ce ne serait pas marrant.